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Trouver les outils pour se défendre et défendre les autres face à la violence : c'était le thème de la formation suivie par une douzaine de stagiaires à la salle Pavillon.

Organisée par la ville de Mâcon et l'ARS, cette formation s'adressait à toute personne en contact avec du public qui peut se retrouver confronter à de la violence. Jacques Tourny, adjoint en charge de la santé publique, est venu mettre le point final à cette formation : "Nous sommes dans une période de violence et d'incertitude. J'espère qu'on vous a donné les outils de résilience et d'empathie pour retrouver la sérénité et les outils pour vous défendre et défendre les autres."

 

Personne n'est à l'abri, d'où cette formation sur le thème : agir sur la violence faite aux autres et retournée contre soi.

Elle était animée par Geneviève Alline et Brigitte Chaffant, membres de l'association reSources, une association soutenue par la ligue française pour la santé mentale.

La santé mentale, on n'en parle pas ou très peu, mais il est établi qu'une personne sur quatre y sera confrontée. A la suite d'un problème on peut tomber dans la dépression, une thématique peu abordée aussi.

 

La formation alterne théorie, jeux de rôle, exercices de mouvements du corps pour canaliser ses émotions qui a été suivie par des personnes au profil différent : infirmiers, personnel de l'éducation, intervenants de quartier, assistante sociale.

Harcèlement scolaire, maltraitance, harcèlement moral, violences, il faut savoir répondre à ces situations, "Ça dénonce un conditionnement dont nous sommes victimes et des schémas dont on ne peut sortir et qui laissent dans des schémas d'inaction" dit l'une des stagiaires. "Il faudrait multiplier cette formation dans les établissements scolaires", dit une autre.

Le schéma suivi par les deux formatrices est le "triangle de l'abus", un concept qui montre les interactions entre victime, persécuteur, sauveur et qui donne des solutions pour réagir. Une complémentarité entre les deux formatrices, l'une agissant sur le contenu et centré sur le groupe, l'autre sur le bien-être des personnes.

Comprendre les mécanismes de violence, les analyser, en prendre conscience, les problématiques ont donné lieu à de nombreux échanges. Les stagiaires sont ressortis ravis et enrichis de cette formation.

Danièle Vadot