jeudi 11 août 2022

 

La foule s'est massée ce matin dans le parc des expositions pour dire adieu au pilote brutalement décédé dimanche de retour d'une spéciale sur le rallye des vins.

 

Après son arrivée sous une haie d'honneur, sa fille Lilwenn, 11 ans, a prononcé quelques mots, ouvrant la cérémonie : « Tu as fait tellement de choses, tu m'as fait, tu m'as élevée, tu m'as aimée, tu m'as encouragée, tu m'as tellement gâtée. Chaque jour tu te donnais à fond, tu as réalisé tes rêves les plus chers, tu as fait tes passions et tu n'as pas perdu de temps, rallye, rugby, équitation, fêtard et bien d'autres choses encore. Toi, toujours à 300 km/h, je te laisse mes paroles sincères. Tu m'as rendue très fière. »

A suivi la maman de Lilwenn, Sarah : « (...) Malgré tout, et malgré qu'on ait choisi de vivre séparément, on savait qu'on pouvait compter l'un sur l'autre. Aujourd'hui, cela prend tout son sens, beaucoup trop tôt, beaucoup trop soudainement. Tu es parti dans le bonheur de vivre ta passion. Merci de m'avoir donné la plus belle chose au monde, notre fille, notre incroyable Lili. Ta relève est assurée. Tu seras toujours dans mon cœur. »

Des chansons ont ponctué ces premières prises de parole. Et Bam, de Mentissa, puis Forrest, de Soprano, après les mots de Sarah.

 

Sa sœur Anne a ensuite évoqué de nombreux souvenirs d'enfance, relatant un frère branché sur 100 000 volts, qui allait tout le temps jusqu'au bout du bout, se voyant déjà, petit, pilote de rallye. Amoureux des chevaux, de la nature, de la mécanique, du rallye, et des gens, de tous les âges, de tous les milieux... « quand on discutait avec toi, on se sentait important. »

Terrassée par la douleur, sa maman Josette n'a pu s'exprimer. Des mots ont été prononcés pour elle.

Son filleul Marceau, son cousin Florian pour la lecture d'un mot de sa cousine, son amie Jenny, les copains de rallye Laurent, Jérem et Fred ont dit aussi quelques mots, évoqué leur François.

Le Requiem de Johnny, Le Train de ma vie de Jean d'Ormesson, Emmenez-moi de Charles Aznavour ont à nouveau ponctué la cérémonie.

 

Puis chacun et chacune a pu faire un dernier geste avant que François ne soit conduit dans sa dernière demeure.

Plusieurs centaines de personnes étaient présentes à la cérémonie. Ses amis rugbymen, les Arlequins* de l'AS Mâcon, des membres du Cap XV qu'il avait intégré récemment, ses amis pilotes ainsi que les dirigeants de l'ASA des vins, et beaucoup d'autres.

 

 

Je n'ai jamais croisé ton chemin François, mais cette cérémonie m'a fait éprouver un sentiment rare : soudain, j'ai eu l'impression de te connaître intimement. Elle m'a laissé voir un homme plein d'appétit, furieusement vivant. Mes larmes ont coulé, et je me suis promis de chérir la vie encore plus.

R.B.

 

 

*Le concours de pétanque organisé par les Arlequins ce samedi à la fête du rugby sera dédié à François Wenger. L'inscription sera de 10 € et les bénéfices iront intégralement à sa fille Lilwenn.