samedi 24 janvier 2026

 

La cacophonie de cette dernière quinzaine, lors de laquelle on aura tout vu de la chienlit politique, est proprement insupportable. Nos cœurs, nos yeux et nos oreilles de citoyennes et citoyens sont mis à rude épreuve...

Du Président de la République tentant de se dédouaner sur la population de sa responsabilité dans la situation politique du pays, à son prédécesseur qui voudrait se racheter une conduite après avoir trahi le peuple pendant son mandat présidentiel (accordons-lui de ne pas avoir eu l'outrecuidance de se représenter en 2017), en passant par un candidat NFP fiché S, par une certaine bourgeoise artistique, sportive et médiatique qui crie au loup à l'approche de dimanche, animée par le vieux réflexe anti-fasciste, ou anti-nazi, c'est selon, réflexe reptilien, limite anti-démocratique, qui voudrait nous faire avaler que, quand le peuple vote mal, il faut le rappeler à l'ordre et à la raison.

S'il faut parler du passé, parlons-en, mais complètement, pas seulement pour un camp, car la gauche vociférante n'est pas exempte de tout soupçon... Rappelons Mitterrand et la Francisque en 1943 (décoration du régime de Vichy), son amitié fidèle et plus que douteuse avec René Bousquet, l'homme de la rafle du Vel d'Hiv ; plus tard, Le Coup d'état permanent signé d'un homme qui, devenu président, s'est parfaitement accommodé de la Vième République (le livre se voulait pourtant être une charge accablante contre De Gaulle, ce soi-disant apprenti dictateur...) ; le PCF pendant le pacte germano-soviétique (accordons aux communistes d'avoir été des résistants déterminés quand leurs yeux furent ouverts à la rupture du pacte) ; le « Vive la crise » douteux du journal Libération en 1984, quand Mitterrand renonçait au socialisme pour entamer durablement le tournant de la rigueur (qu'avait-il dit pourtant en 1971 ?... « Celui qui n'accepte pas la rupture, celui qui ne consent pas à la rupture avec l'ordre établi, avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du parti socialiste »), début de l’ascension du Front national...

Tout cela justifiant de défendre le RN ? Non, seulement le peuple qui s'est exprimé, qui dit et redit sa douleur et sa colère depuis les Gilets jaunes. Rappelons au microcosme apeuré par le vote populaire et qui manifeste à Paris, qu'en démocratie et dans notre République, le peuple est souverain, quand bien même son choix ne revient pas à quelques un.e.s. C'est à l'homme ou à la femme politique de se montrer à la hauteur, de se soumettre ou de se démettre.

La situation actuelle était plus que prévisible compte tenu des résultats du 1er tour de la présidentielle 2022, avec un vote contestataire très largement majoritaire. Nous sommes simplement à l'étape suivante de la contestation d'une présidence de la République qui n'a rien changé depuis en matière de démocratie, au contraire. On récolte ce que l'on sème... Et pour reprendre les propos de notre confrère info-chalon, « il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ».

Alors de grâce, à toutes celles et tous ceux, donneurs et donneuses de leçons de morale, qui tapent, tapent et retapent sur les autres, et en premier lieu à vous M. le Président : un peu de respect pour la démocratie, le suffrage universel et la souveraineté nationale !

Rodolphe Bretin

 

 

EDITO : Un congrès du RN au Spot à Mâcon en mai, et voilà que le réflexe anti-démocratique de gauche revient

Les réactions de gauche n’ont pas manqué d’arriver suite à l’annonce sur macon-infos de la tenue du congrès national du RN au Spot à Mâcon au printemps...

EXPRESSION POLITIQUE : Les candidat.es de gauche aux municipales ne veulent pas du congrès national du RN à Mâcon

Eve Comtet-Sorabella et Emile Blondet ont réagi tous les deux par un communiqué respectif à l'annonce parue ce matin sur macon-infos. 

MÂCON - Municipales 2026 : Eve Comtet-Sorabella s'engage à mener plus de 40 actions pour revitaliser le centre-ville

Elle était en campagne cet après-midi en centre-ville de Mâcon et nous a adressés un communiqué. 

MUNICIPALES 2026 : Un ultime appel à l'union de la gauche pour Mâcon

Plusieurs élu.es du territoires (au delà de Mâcon) sont signataires d'une lettre ouverte aux groupes de gauche candidats à la mairie de Mâcon

La Région Bourgogne-Franche Comté présidera le groupe de travail lié aux questions de sécurité et de prévention

À l’occasion du 21e Congrès des Régions de France, le conseil des Régions a décidé de créer un groupe de travail consacré aux questions de sécurité et de prévention. Cette instance sera présidée par Jérôme Durain, président de la Région BFC

MUNICIPALES 2026 : Ève Comtet Sorabella invite aux Blanchettes “le meilleur maire du monde”

pour son action contre la pauvreté, d'après la City Mayors Foundation en 2021. 

CRÊCHES-SUR-SAÔNE - Municipales 2026 : avec “Nouvelle ère Crêchoise”, 11 conseillers sortants et de nouvelles têtes unissent leurs forces

La tête de liste n'est pas encore désignée. Dans un communiqué adressé à macon-infos, l'équipe « se dit déterminée à offrir aux Crêchoises et Crêchois un vrai changement par rapport à ce qu'ils ont connu jusqu'à présent »

MUNICIPALES 2026 : Kévin Tessieux candidat à Davayé

Viticulteur, ex-président du Cru St-Véran, dont il organisa le 50ème anniversaire en 2022, fait part, dans un communiqué adressé à macon-infos, de sa candidature à la mairie de Davayé. 

MÂCON - Municipales 2026 : La France insoumise fera cavalière seule

C'est ce que révèle un communiqué transmis ce jour à macon-infos. Pour l'heure, pas de tête de liste désignée, seulement un groupe animé par Khalik El Mahraoui et Nada Louhichi. L'appel de la candidate Mâcon citoyens Eve Comtet-Sorabella n'a visiblement pas été entendu... Actualisé : sa réaction à la suite de cette annonce.

MUNICIPALES 2026 : Emile Blondet (Mâcon demain) évoque « la crise des centre-villes » aux côtés du maire de Bourg-en-Bresse

C'est à une conférence hier soir que conviait le jeune militant fondateur du collectif de gauche Mâcon demain Emile Bondet. Une cinquantaine de personnes se sont donc retrouvées dans l'amphithéâtre Guillemin, cours Moreau à Mâcon pour écouter et échanger sur le sujet complexe des centre-villes, et en particulier celui de Mâcon évidemment.