lundi 16 mars 2026

« Ils ont tué Jérôme Laronze… Ne les laissons pas enterrer l’affaire ! » C'est ce qu'est venue clamer la Confédération paysanne de Saône-et-Loire cet après-midi au cours d'une manifestation qui est partie de la cité administrative à 17h, passant par la préfecture et se terminant devant la gendarmerie de Mâcon, rue des Cordiers. 

 

Les raisons de la manifestation par la Confédération paysanne

Jérôme était éleveur de limousines en plein Charolais. Il défendait l’agriculture paysanne et remettait en cause les normes au service de l’agro-industrie. Les services de la DDPP se sont acharnés sur lui et pour finir, voulaient saisir son troupeau. Il a dû fuir et il a été abattu par un gendarme le 20 mai 2017.

Par décision du 28 février 2020, le Tribunal administratif de Dijon a annulé les contrôles administratifs survenus sur la ferme de Jérôme.

Par décision du 23 décembre 2024, la Défenseure des droits a considéré que les tirs mortels du gendarme (5 tirs en 7 secondes dont 3 tirs mortels) n’étaient ni absolument nécessaires, ni proportionnés, invalidant ainsi la thèse de la légitime-défense.

La Défenseure des droits a considéré qu’en n’engageant aucun geste pour secourir Jérôme Laronze, le tireur, mais également 4 autres gendarmes, ont manqué à leur obligation de porter secours.

La Défenseure des droits a donné deux mois au ministre de l’intérieur pour engager des poursuites contre les gendarmes mis en cause.

Aucune suite n’a été apportée à cette décision par Monsieur Retrailleau à ce jour.

Depuis plus de 8 ans, nous attendons que Justice soit rendue à Jérôme puisque la Vérité nous la connaissons, le Tribunal administratif mais également la Défenseure des droits l’ayant encore confirmée.

Nous sommes inquiets aussi parce que la juge d’instruction a demandé la destruction des scellés (ces objets comme l’arme du crime, les douilles... - même celles retrouvées 5 ans après les faits à un endroit qui contredit la position annoncée du gendarme tireur). La famille a fait appel et le jugement aura lieu le 13 novembre, mais sans qu’il soit possible pour les parties civiles d’y assister, ce qui est scandaleux.

Manifestement, la Justice a peur et ne veut pas déplaire à l’institution avec laquelle elle travaille quotidiennement !

Dans cette terrible affaire, tous les services de l’État ont été défaillants : 

- La DDPP qui harcelait Jérôme parce qu’il dénonçait le deux poids deux mesures dans l’application de la loi entre les paysans et la puissante agro-industrie, et dont les contrôles ont été invalidés par le tribunal administratif.

- La gendarmerie qui a tué un paysan parce qu’il n’avait pas mis assez vite des boucles d’oreilles à ses veaux, qui ne lui a pas porté secours quand il agonisait et qui, au plus haut niveau, n’a pas ordonné d’enquête interne sur cette affaire.

- Et enfin la justice, qui, plus de huit ans après les faits, n’a toujours pas ordonné de procès et souhaite détruire les preuves de ce drame, plutôt que de juger les coupables.

Il est temps que la Justice passe.

Ils ont tué Jérôme Laronze, ne les laissons pas enterrer l’affaire !

 

 

Nicolas Maillet, porte-parole de la Confédération paysanne 71, devant la préfecture : « L'affaire Jérôme Laronze, c'est avant tout le parcours d'un homme, éleveur de bovins à Trivy, anciennement porte-parole de la Confédération paysanne de Saône-et-Loire. Jérôme était charismatique, libre, la parole facile, sa critique du monde agricole industriel était virulente, précises et juste.

Il osait critiquer l'administration agricole du département, il remettait en cause un système agricole industriel bien en place. Malheur à lui ! On ne critique pas le système. En Saône-et-Loire, le paysan, la paysanne travaille, paye ses cotisations, reste dans le rang et ne l'ouvre pas.  

En 2014, la non-déclaration à temps de la naissance de quelques veaux marqua le début d'un harcèlement administratif d'une violence caractérisée. La DDPP ne le lâchera plus. 

(...)

le 11 mai 2017 fut le contrôle de trop. La DDPP et les gendarmes viennent faire un inventaire en vue d'une saisie administrative des animaux. Jérôme s'enfuit et devient fugitif pendant 9 jours avant d'être abattu par un gendarme.

En 2024, la Défenseure des droits remet un rapport à la famille qui fait état d'irrégularités. (...)

Ce rapport officialise ce que la famille et la confédération paysanne dénoncent depuis des années : la responsabilité des forces de l'ordre dans la mort de Jérôme Laronze.

(...)

Le 13 novembre se tiendra une audience pour statuer sur la destruction des scellées, preuves du crime, sans que les avocats des parties civiles puissent y assister. Le risque de classement sans suite est réel. (...) Cela veut qu'en France en 2025, le porte-parole d'un syndicat minoritaire peut être abattu par un gendarme en toute impunité. Cela veut dire qu'en France en 2025, un simple paysan du Charolais ne mérite pas justice. C'est inacceptable. La justice doit rendre des comptes. »

 

© Photos Rodolphe Bretin

La Ligue des Droits de l'Homme a fait valoir les articles 9 (Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi) et 15 (La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration) de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen.

Présente également, l'association Justice et vérité pour Jérôme Laronze

Les manifestant.es mettent des douilles (pièces à conviction) dans la boite aux lettres de la gendarmerie

Marie-Pierre, soeur de Jérôme, avocate a dénoncé une justice qui a honte, qui se cache. « Les douilles manquaient. Nous savions où elles étaient mais la justice ne voulait pas l'entendre. En 2023, la juge a envoyé une nouvelle équipe, qui a trouvé les douilles précisément là où nous avions dit qu'elles étaient, preuve de la position du gendarme qui tire et de celle de Jérôme, qui ne leurs fonçait pas dessus, contrairement à ce qu'ils ont prétendu. Nous avons besoin d'une justice forte, courageuse, qui doit déplaire au corps de gendarmes. Mais je ne la vois pas. »   

MÂCON : La caserne des pompiers aux couleurs de l’Irlande pour une St-Patrick festive et populaire

Vendredi 13 mars, la caserne des pompiers de Mâcon s’est transformée en véritable pub irlandais le temps d’une soirée haute en couleurs. Entre musique live, ambiance chaleureuse et affluence record, les premières heures de la fête ont donné le ton d’une nuit placée sous le signe de la convivialité… et de la tradition des grands bals populaires.

MUNICIPALES : Jean-Patrick Courtois très largement en tête à Mâcon

Mais un 2ème tour aura lieu à Mâcon. Le socialiste Emile Blondet arrive 2ème. ACTUALISÉ : les résultats bureau de vote par bureau de vote, et les réactions des candidats. 

MUNICIPALES : Christine Robin, seule candidate à Charnay, réélue

40,24 % des Charnaysiennes et des Charnaysiens se sont rendus aux urnes.

BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ : Un peu plus de 2M d'électeurs et 3 685 communes

1/3 des citoyens.nes ont 65 ans et plus indique l'INSEE dans un communiqué spécial élections

MÂCON : Nette hausse de la participation aux élections municipales sur 4 bureaux de vote

Après un scrutin marqué par le covid en 2020, la participation est à la hausse dans les 4 bureaux de vote que nous avons visités ce dimanche à midi. 

MÂCON : Pleins feux sur le 4ème Salon Chocolat & Gourmandises !

La 4ème édition du salon du Kiwanis dédié au chocolat a été inaugurée en fin de matinée.

MÂCON : Portes ouvertes dans les concessions Nomblot ce week-end

Peugeot, Citroën, Fiat, Opel, Jeep, Alfa Roméo, DS et Spoticar... le groupe aux 8 marques vous accueille à partir du 13 mars !

MÂCON : 16 élèves italiens de Novara accueillis au lycée René Cassin

Ce vendredi après-midi, le proviseur de Cassin Pierre Desoutter a accueilli une délégation italienne venue dans le cadre d'un échange entre l'établissement mâconnais et le lycée classique & linguistique Carolo Alberto de Novara dans le Piémont, ville jumelée avec Chalon-sur-Saône.

MÂCON : Portes ouvertes ce week-end dans les concessions SUMA

Volkswagen, Skoda, SEAT, Audi, des offres à découvrir tout le week-end

MUNICIPALES - Jean-Patrick Courtois : « Je veux que Mâcon reste une ville de tolérance, une ville ouverte et dynamique » 

Ce mercredi 11 mars se tenait à la salle Pavillon, la dernière réunion publique de Jean-Patrick Courtois, candidat à la mairie de Mâcon pour un 5ème mandat devant 438 personnes (chiffre annoncé par les organisateurs en fin de soirée).

MUNICIPALES : Le « petit génie » de la gauche de «Mâcon Demain» réveille et enchante le Pavillon

Avec plus de 250 personnes réunies à la salle du Pavillon, Émile Blondet, tête de liste de Mâcon Demain » a réussi son pari : transformer une fin de campagne en un véritable élan d'espoir.

MÂCON : Trente jeunes italiens de Lecco accueillis à l'Hôtel de Ville

La municipalité de Mâcon et le Comité de Jumelage ont accueilli ce mardi 10 mars en Mairie, 30 jeunes de Lecco, la ville italienne jumelée avec Mâcon et leurs correspondant.e.s du lycée Lamartine.

MÂCON : Du nouveau chez les commerçant.es du centre-ville

Entre création et boutique éphémère

MÂCON - 8 mars : L'Aile Sud Bourgogne honore sa présidente et son équipe

À l'occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, l'association L'Aile Sud Bourgogne a souhaité cette année, rendre un hommage à une femme en particulier, sa présidente Florence Battard.

VIRÉ : Des femmes engagées pour la nature, la chasse et la biodiversité

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, ce 8 mars, le Département de Saône-et-Loire a organisé une rencontre à Viré autour d’un thème encore peu exploré : « Nature, chasse, biodiversité : un engagement au féminin ».

MÂCON : Journée de sensibilisation sur la santé des femmes avec le Collectif 8 mars

Dans le cadre de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le Collectif 8 mars avait programmé un après-midi dédié à la santé des femmes souvent mal comprise et souvent ignorée.

ST-JEAN-LE-PRICHE : L'extension de la salle polyvalente inaugurée ce matin

Le maire délégué de St-Jean-le-Priche Denise Noton a inauguré ce samedi matin la nouvelle salle polyvalente en présence du maire de Mâcon, de quelques adjoint.es et du président de la batterie fanfare de Mâcon.

CHARNAY : Pleins feux sur le 25ème Salon des Vins de France !

La 25ème édition du Salon des Vins de France de Charnay-lès-Mâcon, organisé par Charnay Événements, a ouvert ses portes vendredi après-midi à la Verchère et la foule des grands jours était déjà au rendez-vous.

MÂCON : Un vent de Méditerranée souffle sur la place Émile Violet !

C’est une "première" historique qui s’est jouée ce vendredi 6 mars. Les associations espagnole, italienne et portugaise de Mâcon se sont réunies pour célébrer leurs racines communes. Entre émotion, partage et amitié, retour sur un moment fort où la latinité a fait vibrer le cœur de la ville.

MÂCON : Le Collectif 8 mars se penche aussi sur la santé des aidantes

Ça se passe samedi à l'espace Carnot-Montrvel