
Le nouveau patron de la police nationale de Saône-et-Loire a pris ses fonctions ce lundi 1er juin. Il remplace Thomas Kieffer parti en retraite.
C'est à la Préfecture en présence de Dominique Dufour préfet de Saône-et-Loire et de la sous-préfète et directrice de cabinet Salwa Philibert que le commissaire divisionnaire Debeugny s'est présenté à la presse à la mi-journée.
Le préfet dans son mot d'accueil a salué « la prise de fonction de ce professionnel de longue expérience qui est arrivé à un moment attendu. »
Il a rappelé que les priorités du plan départemental de sécurité du quotidien sont toujours en vigueur. Il s'agit de la lutte contre les stupéfiants et le narcotrafic, la lutte contre les violences faites aux femmes, en ajoutant, le maintien de la paix publique dans nos villes et nos quartiers. « Il y a un vrai travail de présence policière et de lutte contre ces violences urbaines. » Le préfet nous a informé à ce titre qu'il a signé un arrêté réglementant la vente, la détention, la consommation de protoxyde d'azote et abandon sur la voie publique, sur l'ensemble du département avec un principe d'interdiction générale et assorti d'amende pour les personnes qui contreviendraient. La mise en œuvre est immédiate.
Un homme d'expérience et de terrain
Originaire du Pas-de-calais, le commissaire divisionnaire Debeugny, est resté en poste 15 ans à Arras, avant de rejoindre le département du Rhône où il a enchaîné un certain nombre de postes : chef de circonscription sur les arrondissements lyonnais, chef de district de Villefranche-sur-Saône, un poste opérationnel de commandement des unités de nuit, chef du service départemental de nuit, ensuite, deux postes assez sensibles : chef de division sur les divisions Sud puis, Est de Lyon avec les commune de Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Villeurbanne, Décines, Meyzieu, Rillieux-la-Pape.
Il arrive à 51 ans, sur de nouvelles fonctions de directeur départemental.
« J'arrive avec humilité sur des fonctions que je ne connais pas mais c'était un but pour moi. » nous confie-t-il. « Il me reste 15 ans encore à faire dans la police nationale et j'avais besoin de ce contact avec les élus, avec les partenaires, c'est pour cela que j'ai été et que je suis commissaire en sécurité publique depuis mon entrée dans la police. »
Le nouveau directeur prend Mâcon comme une étape.
« Je ne compte pas y finir ma carrière mais je souhaite y rester un bon moment pour pouvoir m'aguerrir dans ces belles fonctions que sont celles de directeur départemental. »
Ses enjeux sont ceux fixés par son ministre, par sa direction et par Monsieur le préfet également. À savoir la lutte contre le narcotrafic sur l'ensemble des 4 communes, les conséquences liées à ces luttes de territoires, une utilisation des armes.
« Il faudra densifier notre présence sur la voie publique et monter d'un cran en terme de gestion judiciaire de ces points de deal, les violences intrafamiliales seront aussi une de nos priorités. »
Le directeur départemental entend privilégier la qualité de l'accueil, la qualité de la prise de plainte, ainsi que la qualité du traitement sur ces dossiers qu'il se doit de prioriser.
L'actualité du moment liée aux violences urbaines qui ont suivi la qualification du PSG samedi soir où Chalon et Mâcon n'ont pas échappées, fait partie également de ses préoccupations.
Cet après-midi, il va travailler avec le préfet pour comprendre ce qui s'est passé ce week-end afin de pouvoir gérer les événements à venir (événements sportifs et festivals d'été) du mieux possible.
Un nouvel agent à quatre pattes
Prochainement, la police accueillera Vénus, un chien habilité aux stupéfiants, arme et billet qui sera opérationnel dans quelques jours. Deux opérateurs manipulent le chien qui viendra renforcer les équipes de police nationale.
Le département compte un effectif de 424 fonctionnaires de police.
Le directeur départemental compte aussi mettre l'accent sur le recrutement.
« Il faut faire un effort de recrutement via la rencontre avec des lycéens, participer à des forums pour vendre cette belle institution, ce sera l'un de mes chevaux de bataille en Saône-et-Loire. »
Maryse Amélineau

Photos © Maryse Amélineau
















































