
Une semaine après l'inauguration de la résidence Floressence à Sennecé-lès-Mâcon, Mâcon Habitat a dévoilé ce vendredi 11 septembre une nouvelle opération d'ampleur. À l'entrée du quartier Saint-Clément, une ancienne station-service a laissé place à Biouxtiful, une résidence de 47 logements sociaux portée avec Palauma Global Group.
Il y a encore quelques années, le site accueillait l'une des importantes stations-service de l'entrée ouest de Mâcon. Après sa fermeture, le terrain était resté à l'abandon et nécessitait une importante opération de dépollution. C'est sur ce foncier déjà artificialisé que Palauma Global Group et Mâcon Habitat ont choisi de construire Biouxtiful, au 81 route de Bioux.
Après Floressence et ses 54 logements inaugurés le vendredi 4 septembre à Sennecé-lès-Mâcon, cette nouvelle livraison illustre une période particulièrement dense pour le bailleur. Une troisième opération suivra dès vendredi prochain avec Clovis, également dans le secteur de Saint-Clément.
47 logements autour d'un jardin partagé
Biouxtiful développe environ 3 000 m² et propose 47 logements sociaux, du T2 au T4. Une typologie qui répond notamment à la forte demande pour les deux-pièces. Tous les appartements disposent d'un espace extérieur, avec notamment des balcons couverts.
Au cœur de la résidence, 680 m² ont été réservés à un espace vert commun. Un jardin d'inspiration méditerranéenne qui fait écho aux origines marseillaises de Palauma Global Group. La plantation symbolique d'un premier olivier a d'ailleurs accompagné l'inauguration. À terme, environ 100 personnes devraient vivre dans la résidence, dont une cinquantaine sont actuellement en train de prendre possession des lieux.
Philippe Bega, président de Palauma Global Group, est revenu sur "trois, quatre, cinq ans de travail" nécessaires pour parvenir à l'aboutissement du projet. Il a insisté sur la nécessité de "trouver la bonne note de musique entre les différents partenaires", tout en conservant des exigences fortes sur la qualité des logements, les surfaces extérieures, les terrasses et le cœur d'îlot en pleine terre.
Marseille et Mâcon se répondent
Cette double identité se prolonge jusque dans les parties communes. L'artiste Robin Szczcygiel a imaginé une fresque qui accompagne les habitants dans les couloirs et établit un dialogue graphique entre Marseille et la Bourgogne.
Quatre couleurs, jaune, rose, vert et bleu, dessinent tour à tour les reliefs méditerranéens, la mer, les paysages bourguignons, les vignes ou encore la Roche de Solutré. Un travail volontairement épuré, laissant une large place à l'interprétation et à l'imagination de chacun.
Pour Yoann Charlot, premier adjoint au maire de Mâcon et président de Mâcon Habitat, cette succession de livraisons répond à une même ambition : proposer des logements de qualité et adaptés aux besoins tout en participant à l'attractivité du territoire. "Les entreprises s'installent aussi lorsqu'il est possible de loger les salariés et leurs familles", a-t-il rappelé.
Le président de Mâcon Habitat a également évoqué les nouveaux enjeux auxquels doit répondre le bailleur. Deux groupes de travail ont récemment été lancés : le premier doit tirer les enseignements des épisodes de canicule afin de mieux adapter les logements aux fortes chaleurs, tandis que le second renforcera la proximité, avec des opérations "au pied des immeubles" permettant aux membres du conseil d'administration d'aller directement à la rencontre des habitants.
Une pièce du renouvellement de l'entrée ouest
Pour Jean-Patrick Courtois, maire de Mâcon, Biouxtiful doit aussi être replacée dans une transformation beaucoup plus large de Saint-Clément et de la Chanaye. Le maire a rappelé la place stratégique de cette entrée ouest de la ville et la volonté municipale de reconstruire des logements sur le secteur de la Chanaye, mais également en dehors de celui-ci, dans le cadre du renouvellement du quartier.
La rénovation du centre de Saint-Clément, les aménagements de voirie, les réseaux d'eau et d'assainissement ou encore le futur réaménagement du carrefour Saint-Clément s'inscrivent dans cette réflexion globale. Le projet de renouvellement urbain de la Chanaye doit, lui, entrer dans une nouvelle phase au début de l'année prochaine.
D'une station-service abandonnée et d'un terrain pollué à une résidence accueillant bientôt une centaine d'habitants, Biouxtiful constitue ainsi une nouvelle étape de cette transformation.
Yvan Peinaud