dimanche 19 mai 2024

 

Arrivé tout récemment, le nouveau directeur de l'hôpital s'est présenté à la presse vendredi. L'occasion de faire le point sur de nombreux sujets : plan directeur pour le bâtiment, plan blanc récent (sur ce sujet, il corrige les propos de la CGT), absentéisme, déficit, chantiers en cours.

 

Particulièrement marqué par la gestion nationale de l'épidémie de covid, l'hôpital de Mâcon a connu un arrêt de certaines activités et, surtout, des projets, « qui peinent à repartir ». Richard Dalmasso va donc s'atteler à relancer la démarche projets. L'un d'entre eux, et non des moindres, sera la relance du plan directeur de l'établissement pour le remettre en cohérence immobilière : « le bâtiment a 50 ans. Il est temps de le réhabiliter en son intérieur. La restructuration se fera en site occupé. » Evidemment, les temps des travaux n'est pas pour demain, ni même pour cette année. Il faut d'abord faire valider par l'ARS et engager les négociations financières. « Il faut 9 mois à un an pour boucler un plan directeur » a-t'il précisé. « Ce que l'on voit aujourd'hui à l'extérieur est simplement de la rénovation énergétique. Nous avons encore beaucoup de passoires énergétiques, notamment les bâtiments tertiaires. Il y a beaucoup à faire. »

 

Sur la situation des personnels, le directeur s'est montré tout à la fois lucide et rassurant : « Oui, nous rencontrons des difficultés de recrutement, pour partie liées au manque d'attractivité de l'établissement du fait de la vétusté du bâtiment. C'est un handicap sur lequel je vais travailler à travers ce plan directeur. Ceci dit, le taux d'absentéisme est de moins de 9 %, ce qui était le niveau de 2019, année pré-covid, ce qui montre que la qualité de vie au travail est plutôt appréciée. Évidemment, pour le recrutement, nous dépendons des crédits que l'on nous accorde. La ressource humaine étant la plus importante à l'hôpital, je recruterai si nous avons des crédits. »

« Nous avons atteint 11 % d'absentéisme pendant un moment » a complété Denis Rome, directeur de la communication. « Sachez que de 11 à 9, ce sont des dizaines d'emplois à l'hôpital. La baisse de l'absentéisme est le plus gros gisement d'emplois d'un hôpital. »

 

La CGT annonçait récemment que des plans avaient été déclenchés ce début d'année hors épidémie (cliquez ici pour lire notre article). Richard Dalmasso a précisé qu'il ne s'agissait pas du tout de plans blancs mais de « procédures d'hébergement classiques et propres à tous les établissements en France ». Et d'ajouter : « Il s'agit de mettre en adéquation des capacités et des besoins ponctuels. Il peut y avoir des difficultés d'hébergement pour des personnes qui arrivent aux urgences et ont besoin d'être hospitalisées. Il n'y a pas forcément de places dans le service où ils ont besoin d'aller alors même que l'hôpital n'est pas plein. Si l'on a des lits en chirurgie avec des patients qui relèvent plutôt de spécialités médicales, on va de fait engager ce que nous appelons une procédure d’hébergement pour accueillir la personne arrivée, qui sera évidemment prise en charge. Nous avons à Mâcon quelque 52 000 passages aux urgences par an, dont 12 000 en pédiatrie. C'est important, c'est l'équivalent de ce que j'ai connu au CHU de Tour. »

« Nous avons en effet déclenché un plan blanc à la date du 26 décembre » a complété Denis Rome, responsable de la communication. Nous l'avons arrêté le 15 janvier. Il s'est trouvé qu'au 26 décembre, tous les lits étaient occupés suite à un afflux important de personnes aux urgences et de manque de médecins qui a fait qu'un certains de nombre de lits étaient fermés. Nous avons plus vite atteint la saturation, jusqu'à avoir une ou deux personnes qui sont arrivées dans le couloir. C'est à ce moment-là que nous avons en effet déclenché le plan blanc, au sens juridique du terme. Ce fut le dernier en date. »

 

Un déficit de 1,8 millions d'euros sur un budget de près de 230 millions

Sur ce point aussi, Richard Dalmasso s'est montré tout à fait rassurant, en précisant qu'il s'agit de moins de 1 % du budget global de l'établissement. « Cela reste préoccupant mais ce n'est pas catastrophique. L'incertitude vient des aides de l'ARS, qui sont des crédits non reconductibles et donc, par définition, on ne sait pas si on les aura l'année suivante. La situation est assez incertaine et ne favorise pas la prévision. Pour autant, l'ARS nous dit d'y aller quand même sur les investissements. L'on peut penser qu'elle en tirera les conséquence en termes de soutien financier. »...

Des chantiers en cours et à venir

Les Urgences sont actuellement en rénovation avec un investissement de plus de 2 millions d'euros.

Autre service qui va aboutir dans l'année : l'USIP, unité de soins intensif polyvalents, qui se voit attribuée 8 lits supplémentaires.

Devrait arriver aussi dans l'année, le SAS, service d'accès aux soins, avec le 15 qui devient, en plus de sa vocation première, un numéro de conseil médical. Denis Rome a insisté sur le fait que le 15 doit rester un réflexe avant de se rendre aux urgences. L'appel permet la régulation et la bonne orientation des personnes, réduisant aussi le temps d'attente. Evidemment, lorsqu'il s'agit d'une urgence vitale, il faut immédiatement prendre le chemin des Urgences, sans faire le 15.

Rodolphe Bretin

 

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