Depuis 2009, la Biennale d’Art naïf de Mâcon s’est imposée comme un rendez-vous culturel singulier dans le paysage mâconnais.
Initiée par la peintre mâconnaise Michèle Besson, cette exposition n’a cessé de grandir au fil des éditions, accueillant aujourd’hui des artistes venus de toute la France mais aussi de l’international, au cours de laquelle "les mondes merveilleux et imaginaires des naïfs" viennent se conjuguer dans un festival de couleurs.
Vendredi 15 mai 2026, la Ville de Mâcon a inauguré la 9e édition de cette biennale à l’Espace Carnot-Montrevel et dans la salle François-Martin. Une manifestation portée cette année par l’association des Cartophiles et Collectionneurs du Mâconnais, avec le soutien des services municipaux.
Parmi les personnalités présentes figuraient notamment Hervé Reynaud, troisième adjoint chargé de la culture, du patrimoine historique et du dialogue interculturel, Yoann Charlot, premier adjoint chargé de la vie des quartiers et des centres sociaux, Jean-Pierre Mathieu, conseiller municipal en charge du handicap, ainsi qu’Alain et Bernadette Limonet, organisateurs de l’événement. Les invités d’honneur Jean-Paul Ratier, sculpteur-plasticien, et Ghislaine Ratier, artiste peintre, étaient également au cœur de cette inauguration.
Un événement ancré à Mâcon
Dans son intervention, Hervé Reynaud a rappelé l’importance prise par cette biennale au fil des années : "La biennale d’Art naïf est un événement incontournable pour les Mâconnais mais également pour les artistes et les collectionneurs. Depuis 2009, à l’initiative de Madame Michèle Besson, cette exposition attire toujours plus de visiteurs, elle a pris une importance nationale et invite à chaque édition des artistes internationaux."
Cette année, trente-cinq artistes peintres et sculpteurs exposent leurs œuvres dans un parcours placé sous le signe "des mondes merveilleux et imaginaires des naïfs". Guillaume Apollinaire fut l’un des premiers à employer le mot "naïf" pour qualifier ces artistes souvent autodidactes, longtemps désignés comme "peintres de l’instinct". Dans cet esprit, la Biennale rend cette année hommage au peintre Henri Bruel, artiste déjà accueilli à Mâcon en 2011. Quelques-unes de ses œuvres ont été présentées grâce à la participation de sa fille Annie.
Les prochains rendez-vous à ne pas manquer
Au-delà de l’exposition, plusieurs animations viendront rythmer les prochaines semaines. À l’Espace Carnot-Montrevel, des ateliers créatifs seront proposés aux enfants et aux adultes autour du collage, du pastel, du papier mâché et de la peinture. Une visite commentée intitulée "Racontez-nous vos histoires" se déroulera également le samedi 16 mai, avec l’association Polysémie Contemporaine.
Enfin, la MJC de l’Héritan accueillera la projection du film "Séraphine" de Martin Provost les 21 et 22 mai, consacré à la peintre autodidacte Séraphine de Senlis. L'événement se clôturera le 4 juin 2026 avec une performance artistique de Patrick Torres et un accompagnement musical par Simon et Rémi Guillaumeau.
Yvan Peinaud