Pour clôturer sa 18e édition, le Festiv'Halles d'Azé a vécu une après-midi légère, marquée par les boutades et les sonorités gypsies aux accents latins et méridionaux.
Ce dimanche, le Festiv'Halles d'Azé s'est conclu sur une note à la fois rigolote et chantante. Un vent de fraîcheur au cours d'une après-midi ensoleillée. Le public était bel et bien au rendez-vous de ce moment convivial et festif.
Les vins du Mâconnais à l'honneur
Tout d'abord, à 14 heures 30, c'est la Dieselle Compagnie (théâtre pétillant, social et actuel), venue de Bourg-en-Bresse, qui a donné le ton avec une représentation pour le moins originale, nommée "Belle Robe". En effet, les trois comédiennes, déguisées en "femmes à table", se sont adonnées au récit d'une histoire d'amour cocasse et humoristique sur les bords, pas que sur les bords.
Jouant volontiers avec le public, les trois artistes se sont renvoyé la balle, tantôt en chœur, tantôt en se complétant pour donner corps à leur récit. Racontée du point de vue d'une femme évoquant son amoureux, l'histoire a également donné lieu à quelques interactions savoureuses avec les spectateurs, certains se retrouvant directement interpellés et invités à répondre à des questions aussi piquantes qu'osées.
Leur récit était également ponctué de nombreux jeux de mots autour du vin, puisant largement dans les appellations du Mâconnais. Les crus de Mâcon et de ses alentours devenaient ainsi matière à double sens et sous-entendus, souvent coquins, pour le plus grand amusement du public.
Des bons mots aux rythmes du Sud
Après les facéties œnologiques de la Dieselle Compagnie, changement de registre avec Mateo Gipsies à partir de 15 heures. Les histoires et les jeux de mots ont laissé place aux guitares et aux voix, avec un répertoire largement tourné vers la rumba gitane et les sonorités du Sud.
Créé en 2007, Mateo Gipsies puise son inspiration dans différents horizons, du sud de la France (Nîmes, Montpellier, Alès) au sud de l'Espagne, sans oublier quelques influences venues du Brésil. À Azé, le groupe s'est présenté à cinq sur scène avec deux guitares, une basse, une batterie et un clavier. Autour du chanteur-guitariste placé au centre, les musiciens ont ainsi mêlé les sonorités acoustiques caractéristiques de leur univers à une section rythmique plus étoffée.
Le groupe s'inspire notamment de grands noms de la musique gitane et populaire comme les Gipsy Kings, Chico & The Gypsies, Manolo & Ricao ou encore Los Reyes. Des titres associés à Kendji Girac peuvent également trouver leur place dans son répertoire, aux côtés de compositions originales. Guitares en première ligne, soutenues par la basse et la batterie et enrichies par les notes du clavier, les mélodies ont donné une tout autre couleur à cette seconde partie d'après-midi.
Yvan Peinaud