
Chaque année, l'Union viticole de la FDSEA 71 programme une visite d'une cave privée ou d'une cave coopérative et change de localité.
Après la visite d'une cave d'un particulier à Givry en 2025, cette année, c'est à la Cave Coopérative des Vignerons des Terres Secrètes, que l'Union Viticole, qui défend les viticulteurs, avait rendez-vous ce mercredi matin avec le Préfet de Saône-et-Loire, plusieurs élus du territoire, et des représentants du monde viticole.
L'occasion de faire le point sur les vendanges 2026, de représenter l'ensemble de la profession et d'évoquer certaines problématiques.
Le président de la Cave Michel Barraud a tout d'abord présenté rapidement l'établissement.
La Cave Coopérative représente 860 hectares de vignobles, 100 associé.es, 70 exploitations.
85% de blancs, avec l'appellation phare le Saint Véran, 15% de rouge, du Mâcon Village, Bourgogne aligoté, Mâcon Rouge.
Le chiffre d'affaires est de 30 millions d'euros.
La commercialisation représente : 85% en bouteille, 10% en vente directe et 30% en réseau traditionnelle et 30% auprès de la grande distribution.
La Cave est associée avec la Cave des Hautes Côtes à Beaune.
En ce qui concerne la commercialisation, il a signalé une baisse de 1,2 % sur 12 mois . Si la situation des blancs est bonne et très bonne pour les crémants, en revanche, c'est plus compliqué pour les rouges.
Côté production, la récolte 2026 se situe à -30% en moyenne quinquennal. 1 millions 500 hectolitres en Bourgogne.
Monsieur Eric Ramet, coopérateur à la Cave de Prissé et membre du CA au Conseil des Viticulteurs, a ensuite commenté la visite des lieux.
La Cave est indépendante dans l'analyse des vins. Depuis 2009, la Cave dispose d'un laboratoire. 14 000 analyses y sont effectuées sur une année. Cette année, le laboratoire a effectué 700 contrôles de maturité !
Les terres Secrètes représentent 8 métiers différents, 27 cuves de 154 hectolitres et 1000 fûts de 216 litres.
Parmi les nombreuses thématiques abordées ce matin, citons :
la sécheresse, Benjamain Alban, Chef du service Vigne à la Chambre d'Agriculture, a évoqué la mise en place de mesures techniques de captage d'eau par les viticulteurs comme, l'apport d'argile.
Des rendements fluctuants en raison des aléas climatiques
La question du fermage qui a augmenté de 3,20%. 30% du CA des viticulteurs part en fermage
Des charges trop élevées
L'assurance risque climatique dont le prix augmente et les risques diminuent, qui a pour conséquence que les jeunes viticulteurs ne peuvent plus s'assurer
Le recrutement très compliqué
la question du logement sous tente des vendangeurs
et le plan Vendange qui permet de mettre en relation les offres d'emploi et les demandeurs d'emploi très éloignés du travail.
Monsieur le Préfet a signalé que cette année, ce plan a touché un millier de personnes et que le nombre double chaque année.
« Pour l'hébergement sous tente, tout le travail est fait ensemble et en ce qui concerne les prestataires douteux, leur identification se poursuit », a -t-il indiqué.
Maryse Amélineau

Photos © Maryse Amélineau













































































