
Une trentaine de salariés ont répondu à l'appel de 13h30
La CGT appelait à la grève tournante ce jour à l’usine Schneider Electric aux motifs de la baisse du pouvoir d’achat due à l’explosion des prix des produits de première nécessité, de l’énergie et du carburant qui pèse sur le budget. Alors que les dernières négociations annuelle obligatoires avait été conduite sur la base d’une inflation à 1 %, l’inflation est mesurée à 2,1 % à ce jour, avec une forte probabilité qu’elle monte encore. La CGT SEEF demande donc une ré-ouverture des NAO. « Le directeur nous entendu », indique le délégué syndical, « il nous a répondu qu’il comprenait nos revendications, légitimes, mais ne prévoyait pas de réouverture de NAO compte tenu des prochaines qui ouvriront le mois prochain, indiquant qu’il voulait étudier tous les leviers pour contribuer au pouvoir d’achat. »
Cette bonne volonté a été bien reçue, mais comme souvent, « c’est le rapport de force qui fait la différence. D’où cette journée de mobilisation. »
Ceci dit, le pouvoir d’achat n’était pas le motif de grève : « il nous faut dire stop aux dérives managériales qui font de nous des salariés constamment et souvent excessivement contrôlés, au motif de sécurité certes, mais au delà du raisonnable. Le respect doit être la base de toute relation de travail et de toute pratique managériale. Nous ne pouvons accepter qu’un manageur décide de renvoyer des intérimaires sur le champ sans qu’aucune faute grave ne soit établie. »
Enfin, le délégué syndical mettait l’accent sur l’excès de surveillance et de contrôle au travail. « La multiplication des photographies prises sur le terrain et affichées dans les présentations pour des actes pourtant banals dans le fonctionnement d’une usine de production nous posent un problème éthique. Cette dérive ne fait que mettre en exergue l'incapacité de la direction à régler la question de la sécurité et des conditions de travail dans cette usine.
Et pour finir, nous devons exiger l'arrêt des contrôles aléatoires pour dépistages drogue et alcool. De nombreux salariés vivent cette démarche comme intrusive, humiliante et fondée sur la suspicion généralisée. La sécurité doit protéger les salariés, non pas les placer sous suspicion permanente. »
Recueillis par Rodolphe Bretin

Prise de parole du délégué syndical Eddy Lallement




























































