
Ce vendredi matin, l'esplanade Lamartine à Mâcon a servi de point de départ à la 10e étape du Marathon des Capables. Une aventure sportive ouverte aux personnes en situation de handicap comme aux valides, avec une même volonté : montrer que le sport peut être accessible à tous.
Handicap physique, sensoriel ou psychique, participants valides... Quelques minutes avant le départ, les différences s'effacent autour d'un même défi. Ce vendredi matin, le Marathon des Capables reprenait sa route depuis Mâcon pour une 10e étape de 46,3 km en direction de Villefranche-sur-Saône. Cette traversée de la France, dont la deuxième édition se déroule du 16 septembre au 3 octobre, doit permettre de parcourir quelque 800 km en 18 jours entre la région parisienne et Marseille.
Pas de chronomètre ni de recherche de performance à tout prix : chacun peut rejoindre l'aventure pour une portion du parcours, une étape ou plusieurs, avant de laisser sa place à d'autres. Deux hommes constituent toutefois le fil rouge de l'aventure : Moussa Diallo et Terence Giardina, qui enchaînent les étapes jour après jour. Avec Thierry Mode, ils sont à l'origine du Marathon des Capables, imaginé pour faire évoluer le regard porté sur le handicap et favoriser l'inclusion par le sport.
"Rendre visible l'invisible"
Après une première édition consacrée aux personnes appareillées et prothésées, le Marathon des Capables a choisi cette année le thème "Rendre visible l'invisible". L'accent est notamment mis sur les déficiences visuelles et l'accessibilité de la pratique sportive aux personnes malvoyantes ou non-voyantes. Mais l'événement entend plus largement réunir toutes les personnes, avec ou sans handicap, autour d'une même pratique sportive.
Le parcours est pensé en conséquence : sur l'ensemble de l'aventure, plus de 80 % de l'itinéraire est annoncé comme adapté aux personnes à mobilité réduite. Pour l'étape entre Mâcon et Villefranche-sur-Saône, environ 95 % des 46,3 km devaient emprunter des voies vertes et des secteurs sécurisés. L'adaptation passe aussi par le matériel. Parmi les pistes évoquées figure notamment l'idée de faire évoluer un chariot afin de l'adapter davantage à la course.
Une étape mâconnaise
À Mâcon, les participants ont également effectué un passage au CIC, mécène de l'aventure. Après une nuit passée à l'hôtel Ibis, l'équipe s'est retrouvée sur l'esplanade Lamartine pour reprendre son périple vers le sud. Au départ, les participants ont notamment été accueillis par Edson Pacheco, adjoint au maire chargé des sports et des équipements sportifs, Jean-Pierre Mathieu, conseiller municipal délégué chargé de l'intégration des personnes en situation de handicap et du sport inclusif, ainsi que Loïc Coltel, chef du service des sports de la Ville.
"C'est une super initiative. Vous êtes les bienvenus à Mâcon à d'autres occasions. Bravo pour ce que vous faites pour le handicap", a salué Jean-Pierre Mathieu avant le départ. Une nouvelle étape d'un défi où la distance compte finalement peut-être moins que la manière de la parcourir : ensemble, handicap ou non.
La suite de la course
Vendredi 25 septembre : Mâcon - Villefranche-sur-Saône
Samedi 26 septembre : Villefranche-sur-Saône - Lyon
Dimanche 27 septembre : Lyon - Vienne
Lundi 28 septembre : Valence - Montélimar
Mardi 29 septembre : Montélimar - Bollène
Mercredi 30 septembre : Orange - Avignon
Jeudi 1er octobre : Avignon - Salon-de-Provence
Vendredi 2 octobre : Salon-de-Provence - Aix-en-Provence
Samedi 3 octobre : Aix-en-Provence - Marseille, suivie de "La Marseillaise", une boucle de 7 km.
Yvan Peinaud