dimanche 3 mars 2024

 

J.-P. Belville, délégué du parti Les Républicains de la 1ère circonscription, ouvrait hier soir à Charnay une séquence nouvelle vers l’élection du président du parti LR.

 

Il l'avait dit cet été en donnant rendez-vous à tous les LR en septembre et en annonçant la venue d’une personnalité forte du parti… promesse tenue ce vendredi 23 septembre : les LR du Mâconnais accueillaient Aurélien Pradié, jeune secrétaire général des Républicains et prétendant à la présidence du parti après Christian Jacob.

Aurélien Pradié a officialisé lundi 12 septembre, dans Le Figaro, sa candidature à la présidence du parti pour "rebâtir" la "droite populaire" et éviter une "guerre des chefs".

 

Alors que la salle de la Verchère se remplissait, avec le sourire discret de la satisfaction, J.-P. Belville confia en aparté : « Ce qui compte pour moi, c’est que notre circonscription LR retrouve un dynamisme démocratique et politique, libérée des contraintes et pressions d’appareil, la démocratie ne se confisque pas. Notre mouvement va désigner son président, je veux redonner la libre parole à tous les militants de la circo. Je ferai venir d’autres candidats qui briguent le même mandat. J’ai déjà de solides contacts avec Bruno Retailleau, avec les autres équipes, je pense à Annie Genevard, et puis, nous ne sommes pas loin de Laurent Wauquiez. Je pense aussi à Éric Cioti… mais avec mon ami le président départemental Gilles Platret et les autres délégués départementaux, je ne suis pas inquiet, nous œuvrons dans le même sens, celui d’un parti à reconstruire, du sol au plafond. La droite républicaine en Mâconnais-Clunysois n’est pas morte… »

Effectivement, la quasi centaine de personnes qui occupait la salle témoignait de l’intérêt et de l’attente des militants et sympathisants, encore groggy des tempêtes électorales qu’ils venaient d’essuyer.

Renouveau sera le maître mot de la soirée qui, sur le fond comme sur la forme, allait s’appliquer.

Laurent Voisin, conseiller municipal d’opposition à Charnay, de concert avec le délégué de la circonscription, a remercié respectueusement la mairie pour la location de la salle : « Nous n'avons pas la même sensibilité politique, mais il faut saluer son profond sens démocratique et son respect de l’expression politique, trouver une salle c’est difficile dans le contexte local… »

Renouveau dans le format de la rencontre qui, en ouverture, laissa la parole à un habitant de Loché, Philippe Radal, qui fit partager son dossier très local et très citoyen du recours contre les orientations du PLU de Mâcon, que l’association de défense a porté et gagné devant le tribunal administratif. « Lotissement de 15 parcelles, et construction de 15 maisons dans les zones-dents creuses, arrachage de vignes classées pour faire des logements, suppression de 15 ha de cultures céréalières pour les destiner à une vocation industrielle…marquent le mépris avec lequel notre petite commune est traitée, les citoyens ne doivent pas laisser faire n’importe quoi, surtout sur le plan environnemental… la commission a rendu un avis défavorable sur l’ensemble de la commune de Mâcon, notre dossier n’est pas clos, nous attendons que le PLU soit définitif, mais déjà notre action fait son chemin et des émules, nous sommes appelés et consultés pour La Chanaye, pour Flacé, pour Saint Laurent… »

Dans son intervention, Jean-Philippe Belville a rebondi sur ce cas d’école pour mettre en perspective les besoins de changement, de renouveau de la ville de Mâcon. Il pointa soigneusement ce qu'il considère comme les faiblesses de la gestion municipale et critiqua très directement le maire (NDLR : rappelons que, membre de la majorité municipale, il est passé dans l'opposition lors de la campagne des élections législatives) : « on nous dit que tout va bien mais, en définitive, nous sommes avec Jean-Patrick Courtois face à un alchimiste du moyen âge qui s’évertue à changer le plomb, en or... Un PLU ni fait ni à faire, beaucoup de déclarations lénifiantes, tout est dans la communication pour masquer les difficultés, les incivilités ne font que grandir, le Cosec brûle, les scooters sont volés, les Mâconnais ne croient plus en cette vidéo-protection dont on nous rebat les oreilles… 45 kms de pistes cyclables... si vous voulez voir votre espérance de vie diminuer, je vous invite à faire du vélo ! »

Le jeune délégué poursuivit : « la ville se vide de ses habitants, de ses commerces, prenez par exemple la rue Sigorgne, on n'arrive plus à marcher. Il faut aussi entendre le ras le bol des chefs d’entreprises locaux, ils ne sont pas aidés, ceux qui sont là depuis des générations sont mis à l’écart au détriment des grand groupes souvent éphémères qui reçoivent subventions, soutiens. Regarder vers EUROSERUM, que font notre député, notre maire ? »

Et le discours se fut plus politique encore : « notre objectif est de ne pas laisser Mâcon à la Gauche et ses extrêmes. Le Maire n’est plus LR, il a appelé à voter pour un autre candidat que le notre… La NUPES est embusquée derrière LREM, ne leur laissons pas la place, nous sommes là pour rendre les chose claires, c’est pourquoi nous lançons notre association Vivre en Mâconnais 2026. En ces instants, nous nous faisons berner par nos responsables qui vivent dans le découragement ou la lassitude… Cette association sera à droite, clairement, et veut réunir les forces vives de notre circonscription. Nous avons un parti à reconstruire, c’est au Renouveau que j’appelle, du niveau local au niveau national. »

 

L’enfant prodige du Lot entra alors en scène. Aurélien Pradié surprend d’emblée par son allure de jeune homme déterminé et calme. Très simplement, il rappelle ses origines modestes, son frère boulanger, son parcours de passionné de la politique, ses mandats et son rôle dans le parti au poste de secrétaire Général… et alors tombe cette phrase :  « Quand on est député, on n’oublie pas d’où l’on vient ! » Le ton de son intervention était donné.

« Nous sommes en train de tourner une page douloureuse… nous ne parlions plus à nos concitoyens, aux jeunes, aux chefs d’entreprises, aux retraités, au monde du travail, de l’éducation. L’ambition personnelle, le règlement de comptes, n’est pas de mon époque, je suis candidat à la présidence du parti pour renverser la table, je ne veux pas avoir à rallier ni Macron, ni Zemmour, ni Le Pen. Nous sommes les héritiers d’une grande famille, De Gaulle, Pompidou, Chirac, Sarkozy, la droite républicaine mérite d’être représentée comme dans les autres partis par les forces montantes. Regardez à la tête du RN, c’est un jeune de 33 ans qui va arriver ; regardez l’équipe dirigeante de la NUPES, les équipes nouvelles en place… »

Avec la mème sérénité et sa pointe d’accent du sud, il présenta sa feuille de route : « on reconstruira avec les fidèles, avec celles et ceux qui ont une colonne vertébrale et qui ne cachent pas leurs idées. On est dans la famille ou on ne l’est pas ! » Immigration, titres de séjours, enseignement, jeunesse, violences faites aux femmes, handicap, réformes des retraites… autant de sujets abordés avec une expertise claire et accessible, loin des discours formatés de l’ENA et de Science Po. »

La phrase de Péguy − ce qu’il y a de plus petit, c’est ce qu’il y a de plus important − guidait le discours d’Aurélien Drapié : « Il est temps de rompre avec nos égarements, j’en appelle à la droite de Séguin, je crois à une économie qui respecte le travail laborieux, je crois en la droite de l’effort, cet effort que nous devons mettre en œuvre pour rétablir toutes nos souverainetés tant affaiblies ces dernières années… »

Ce fut enfin le jeu des questions très pointues sur la problématique de l’eau, de la place de l’État, sur la mondialisation, la ré-industrialisation, qui permirent de préciser la pensée de l’orateur. « Je ne crois pas en l’uberisation de la société, cet esclavagisme moderne n’est pas l’idée que je me fais de la société et du travail… j’ ai beaucoup souffert de la connivence avec Emmanuel Macron, je refuse cette société de l’hyper consommation et du gaspillage permanent… »

Très applaudi, le jeune député LR resta en tête à tête longuement avec les militants.

Jean-Philippe Belville était satisfait : « Nous sommes sur la route du Renouveau, ce soir est un premier pas, nous allons continuer ! »

J.-Y.B.

 

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