dimanche 3 mars 2024

Yves Séguy, le nouveau préfet de Saône-et-Loire, est passé ce lundi soir rendre visite au Samu social afin de participer à une maraude auprès de personnes sans-abri dans Mâcon.

Il a été accueilli par Georges Martins-Baltar, directeur de la direction départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités, par Jean-Amédée Lathoud, et par Gilles Vulin, respectivement président et directeur-général du Pont. Cette maraude sera menée par Nora Mouche, cheffe de service au Pont, secondée par Laly, qui nous expliquent avant le départ le déroulé de ces sorties nocturnes.

« Du 1er novembre au 31 mars, les maraudes du mercredi et vendredi sont assurées par la Croix-Rouge, alors que le Samu social prend le relais les autres jours de la semaine, souligne explique Nora. Une douzaine de bénévoles assure les maraudes, aidée par une infirmière les mardis soir. ». Malgré tout, une diminution de personnes en situation très précaire est constatée. Le Samu Social en comptabilisait en moyenne treize l’année dernière (la période de référence étant les cinq premières semaines), contre neuf cette année sur la même période. L’équipe n’a rencontré pour l’instant qu’une seule famille (une femme et un enfant) qui a rapidement bénéficié d’une place dans un hôtel.

« Pas de squat réellement identifié, mis à part une maison le long de l’avenue de Lattre de Tassigny », reprend Laly en précisant qu’elles ne s’y rendent pas forcément. « Quelques personnes dormant dehors avec ou sans tente sont repérées à chaque maraude », poursuit-elle. Certaines ne souhaitent pas rencontrer le Samu Social. Les distributions sont faites de soupe, café, chocolat et couvertures si besoin. Mais c’est surtout tisser un lien social avec les sans-abris, et les informer de l’existence du 115 que Nora et Laly tiennent à assurer. « Prendre des nouvelles de leur moral et de leur santé nous semble primordial », assurent Nora et Laly.

 

Prendre des nouvelles de leur moral et de leur santé nous semble primordial 

Le véhicule de neuf places est prêt, et son coffre empli de thermos.  La soupe a été préparée par Ecocook, une des filiales du Pont. Toute la petite équipe, le préfet en tête, prend la direction du centre-ville, où l’on rencontre Patrick* rue Carnot. Couverture sur le dos et bonnet sur la tête, la discussion s’engage, en lui proposant un café et une soupe qu’il accepte volontiers.

Puis direction la rive gauche de la Saône vers le pont Mitterrand. Là, un couple est installé sous une tente de fortune, à deux pas de la Saône, avec trois chiens. Pascal* vient à notre rencontre. Il nous explique que sa compagne est souffrante et préfère rester au « chaud ». Le préfet Yves Séguy se questionnant quant à son suivi médical, Pascal* le rassure en affirmant qu’elle est vue régulièrement par un médecin. Il repart avec tasses de café et bols de soupe. Ensuite le quartier Rambuteau, où vit une femme dans un garage. Mais elle ne répond pas. « Comme le temps se radoucit, les sans-abris sortent dans les rues un peu plus tard le soir », confirme Laly.

Direction le quartier des Archives Départementales. Là, Romain* en short est installé précairement. Il refuse soupe et café, mais accepte volontiers un verre de Coca. « Des soucis gastriques me tenaillent et le soda me fait du bien », explique-t-il. Vers l’ancienne prison de Mâcon vit Gilbert*, bien à l’abri sous l’auvent. Une couche de cartons et de couvertures l’isole du froid. « Gilbert* ne croit en rien et surtout ne veut plus rien. Il décline rapidement », constate Nora, inquiète. « C’est un homme qui en veut à la terre entière, et qui devient vite désagréable, même envers l’infirmière, mais on n’arrive pas à l’attirer pour un hébergement. C’est un grand marginal », continue-t-elle.

La maraude se poursuit avenue Charles de Gaulle, puis vers le camping de Mâcon. Ici non plus, rien à signaler dans des tentes vides. C’est vers le quartier de la gare, où le Samu social n’est pas forcément le bienvenu que cette tournée se termine, et où l’on croise Didier*. Il vient à notre rencontre tout sourire, en déclinant également les boissons chaudes. Il nous signale que d’autres sans-abri se trouvent derrière le bâtiment. Mais il n’y a plus personne.

Sur le retour Laly et Nora affirment que de plus en plus de personnes dorment dans leur voiture après leur journée de travail. C’est la dure réalité de la vie. La maraude de ce soir se termine devant les locaux du Pont, rue de Lyon. Il est presque 21 h. Un grand bravo à toutes ces personnes faisant preuve d’une humanité et d’une bienveillance irréprochables envers les autres.

L’association Le Pont, c’est 11 sites dans le département, 360 salariés dont 70 en insertion, entre 8 000 et 9 000 personnes accueillies, 8 établissements et 25 services

Rémy Mathuriau

 

*Prénoms d’emprunt

Laly et Nora Mouche, cheffe de service au Pont

 

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