À l'occasion du 81e anniversaire de la libération des camps, la journée nationale de la déportation s'est déroulée au Square de la Paix à Mâcon ce dimanche matin.
Le Square de la Paix a accueilli la journée nationale de la déportation ce dimanche dans la matinée, "en mémoire des personnes déportées et exterminées, hommes, femmes et enfants." Il est essentiel de "se souvenir, dans notre monde, de l’ampleur de ce drame historique." Le devoir de mémoire affirme "la nécessité de défendre la dignité humaine et de protéger la richesse de nos différences."
La matinée a débuté par un rassemblement et une prise en charge des porte-drapeaux, accompagnés de la fanfare. Ensuite, plusieurs temps de recueillement ont été observés sur différents lieux symboliques de la ville, notamment le monument à la Résistance et à la Déportation.
Le devoir de mémoire
Des dépôts de gerbes, des sonneries "aux morts" et des moments de silence ont marqué la cérémonie. Cette dernière a été organisée au monument aux morts du Square de la Paix, et a rassemblé autorités, associations et public autour de lectures de messages, de chants commémoratifs (le Chant de la libération) et d’hommages solennels. Elle s'est conclue par La Marseillaise et des remerciements officiels.
En présence de :
- Salwa Philibert, sous-préfète et directrice de cabinet du préfet de Saône-et-Loire,
- Hervé Reynaud, adjoint au maire en charge de la culture,
- Jean-Patrick Courtois, maire de la ville de Mâcon,
- Frédéric Pignaud, contrôleur général, directeur départemental des services d’incendie et de secours de Saône-et-Loire et chef du corps départemental,
- Véronique Mennessier, commandante en second de la compagnie de Mâcon,
- Ange Lahdi, chef du service départemental de la police judiciaire de Saône-et-Loire.
De son côté, Josiane Musy, présidente de l'association des déportés de Saône-et-Loire, a livré un discours rempli d'émotion : "Aujourd’hui, nous sommes appelés à rendre hommage aux déportés des camps de concentration et d’extermination. Comme le rappelle la lettre de l’association, nous devons lutter contre l’ignorance et combattre l’antisémitisme. La mémoire des déportés s’inscrit dans le patrimoine de l’humanité. Paix, liberté et dignité pour tous." Salwa Philibert, la sous-préfète, s'est associée aux paroles de Josiane Musy.
Yvan Peinaud