Le Comité Régional du Tourisme (CRT) présentait ce matin son bilan estival, avec un fréquentation régionale e, légère baisse, reflétant une tendance plus large de ralentissement au niveau national et européen.
Si la fréquentation recule de 3,2 % (nuitées) par rapport à 2024, la saison estivale, portée par une forte hausse de la clientèle locale, reste au-dessus des niveaux de 2022.
La baisse des nuitées s'explique principalement par un recul important des nuitées étrangères (-10,2 %), alors que le marché français est resté quasiment stable. La fréquentation française est portée par les régions Île-de-France et Auvergne – Rhône-Alpes (pourtant toutes deux en recul). Fait marquant, les touristes intra-régionaux, originaires de Bourgogne-Franche-Comté, ont fortement progressé de près de 20 % cet été, compensant en partie le repli d'autres marchés.
À l’international, la Suisse est le seul marché européen en progression (+2,6 %), tandis que la Belgique (-19 %), l'Allemagne (-20 %) et les Pays-Bas (-19 %) affichent des baisses très significatives. Sur les marchés lointains, les États-Unis reculent de 8 %, mais le retour des touristes chinois se confirme avec une hausse de 19,2 % des nuitées.
Le ressenti des professionnels : une satisfaction globale, mais des disparités
Les résultats de l’enquête de conjoncture menée par le CRT montrent une satisfaction plutôt correcte chez les professionnels de la région, avec 68 % d’opinions positives sur l’été 2025. Un chiffre légèrement inférieur à 2023 (71 %), mais supérieur à 2024 (60 %), à même époque. Campings et chambres d’hôtes bénéficient des meilleures progressions. En revanche, les restaurateurs ont été particulièrement impactés par les arbitrages budgétaires des touristes : un restaurateur sur deux note une baisse de fréquentation et est insatisfait de l’été.
Côté activités, randonnée pédestre, promenade, découverte du patrimoine culturel et vélo demeurent les activités phares de l’été. Beaucoup de visiteurs citent aussi le repos comme motivation de séjour.
Quelles perspectives pour l’automne ?
L’arrière-saison s’annonce incertaines : 42 % des professionnels jugent les réservations de septembre en recul, et 52 % pour octobre. Les réservations de dernière minute, très dépendantes de la météo, joueront un rôle clé. Malgré ce contexte, 59 % des professionnels restent toutefois optimistes, un niveau supérieur à 2024 (55 %), mais en retrait par rapport à 2023 (66 %).
Photo Guillaume Robert Famy CRT