jeudi 22 février 2024

 

 

Communiqué

La CGT Éduc'action censurée

par le préfet de Saône et Loire dans son expression syndicale

 

Le CDEN (Conseil Départemental de l'Éducation Nationale) est une instance consultée sur toute question relative à l'organisation et au fonctionnement du service public d'enseignement dans le département. Il est composé de représentants :

 

  • des collectivités locales (mairies, conseil départemental, conseil régional)

  • des personnels des établissements d'enseignement et de formation (FSU, FO, UNSA, CFDT, CGT)

  • des usagers (parents d'élèves, associations, etc.)

 

Le CDEN, réunit ce jeudi 2 février 2023 à la préfecture de Saône et Loire, avait pour ordre du jour la présentation et le vote de la carte scolaire du premier degré pour la rentrée 2023. Alors que notre département compte plus de 500 écoles, et perd 723 élèves à cause de la baisse démographique, l'enjeu est d'ajuster le nombre de classes dans les écoles pour suivre au mieux les effectifs, tout en supprimant 20 emplois, conséquences pour la Saône et Loire des choix budgétaires du ministère de l'Éducation nationale.

 

À l'issue des élections professionnelles de décembre 2022, la CGT Educ'action a gagné un siège dans cette instance départementale et compte bien y porter la voix des personnels de l'Éducation nationale.

 

Pourtant, le ton n'a pas dû plaire puisqu'à deux reprises, M. le préfet s'est permis de couper à la parole durant la déclaration liminaire de la CGT Éduc'action. Il a demandé de cesser d'évoquer la mobilisation massive contre la réforme des retraites, puis l'appel à l'amplification du rapport de force. Le représentant de la CGT Educ'action a choisi de d'amputer sa déclaration d'un passage afin d'être sûr de pouvoir la terminer.

 

Les dernières lignes ont été lues alors que M. le préfet exprimait avec vigueur sa désapprobation au micro. Son attitude est révélatrice d'un État aveugle et sourd au rejet massif d'une réforme injuste. La CGT Éduc'action n'a pas l'intention brider sa parole dans une instance consultative et continuera de porter la voix des personnels auprès des représentants de l'Etat et des collectivités territoriales.

 

La CGT Educ'action remercie les syndicats FSU et FO pour leur soutien en séance face à cette censure inacceptable de la parole d'un représentant des personnels par le représentant de l'Etat.

 

À l'issue de ce CDEN, la proposition de la carte scolaire pour la Saône et Loire, telle qu'elle a été présentée dans la presse, a été rejetée par 14 voix contre (dont tous les syndicats de personnels), 7 abstentions (dont le département et la Région) et 1 vote pour. Le CDEN étant une instance consultative, les mesures annoncées s'appliqueront bien évidemment.

 

 

 


DÉCLARATION DE LA CGT ÉDUC’ACTION

AU CDEN DE SAÔNE-ET-LOIRE DU 2 FÉVRIER 2023

Mesdames et messieurs les membres du CDEN

Après de longues années d’absence, la CGT Educ’action est de retour dans cette instance dont l’ordre du jour est la préparation de la rentrée 2023. Même si notre représentativité reste modeste, elle est en progrès dans toutes les académies et c’est pour nous la reconnaissance du travail réalisé par nos militants, tant pour assister et défendre nos collègues individuellement et collectivement, que pour porter notre projet d’école dans les établissements.

Nous tenons à remercier l’administration et madame la directrice académique pour la qualité et la sincérité des échanges en CSA et en groupe de travail. Toutefois, nous ne pourrons nous satisfaire de l’exercice qui consiste à répartir départementalement les conséquences néfastes d’un budget de l’Éducation nationale qui n’est pas à la hauteur des enjeux. C’est pourquoi vous pourrez rarement compter sur l’approbation de la CGT dans les votes.

Actuellement, dans les collèges, les directions et les enseignant·es tentent d’organiser les services avec les moyens insuffisants qui leur sont alloués. Chacun y va de sa tambouille pour interpréter les dispositifs hors-sols et sans base réglementaire (dont la suppression de la technologie en 6e) inventés par notre ministre et communiqués par voie de presse, comme en avait l’habitude son prédécesseur. Il serait cocasse que le gouvernement et sa majorité relative soit renversé·es avant que les décrets tant attendus ne soient signés...

Ainsi, depuis des années nos collèges voient défiler régulièrement des cortèges de nouveaux dispositifs (AP, EPI, devoirs faits, parcours, consolidation/approfondissements...), et d’injonctions diverses dont le but serait de palier les défaillances d’un système éducatif en perdition. Seuls comptent les savoirs fondamentaux, les exercices répétitifs et les prescriptions pédagogiques descendantes pour dire aux enseignant·es comment ils et elles doivent travailler. Ces dispositifs financés à budget constant, peinent à masquer les politiques d'austérité menées depuis des années par les gouvernements successifs et qui sont responsables de la dégradation des conditions d'apprentissage des élèves. On en oublierait presque que le vrai travail se fait en classe, en effectif réduit ; qu’il demande du temps et l’approbation ainsi que l’engagement de tous et toutes.

La nouveauté de cette rentrée 2023 sera que le 1er degré n’est plus épargné (si tant est qu’il l’ait été sur le plan pédagogique). Alors que la baisse démographique aurait pu permettre de redonner de l’air aux équipes, de reconstituer un réel vivier de remplaçants et de RASED, de réparer les effets d’une carte de l’éducation prioritaire absurde... le choix est fait de rendre des postes et de fermer des classes. Aucune leçon n’aura donc été tirée de la douloureuse période COVID que nous avons traversé et dont les enfants payent encore les conséquences .

Après une crise sanitaire qui a ébranlé le monde, une crise énergétique qui menace, une crise climatique qui s’installe dans la durée et la guerre aux portes de l’Europe, dans un contexte inflationniste, le président Macron, tel un pompier-pyromane, s’obstine à vouloir imposer par pure idéologie libérale, sa réforme des retraites au prix d’une crise sociale majeure.
Nous sommes réunis au sur-lendemain d’une deuxième mobilisation historique contre le projet de réforme des retraites présenté par le gouvernement Borne. Dans notre département, c’est près de 19 000 personnes qui ont battu le pavé pour dénoncer ce projet profondément injuste et inégalitaire. A l’échelle nationale, avec plus de 2 millions de manifestants et manifestantes, le 19 puis le 31 janvier, les salarié∙es, retraité∙es et jeunes ont riposté à l’obstination gouvernementale avec les armes à leur disposition : les grèves et les manifestations.

Depuis des semaines, les membres du gouvernement arpentent les médias pour entonner les louanges de cette réforme en mettant en avant l’objectif de sauver le système. Ils promettent monts et merveilles la main sur le cœur. Mais personne n’est dupe. Et plus les ministres tentent de faire œuvre de pédagogie, plus la réforme apparaît sous son vrai jour : inutile budgétairement et cruelle pour les précaires, les femmes, celles et ceux qui subissent les carrières longues et l’usure des métiers pénibles. Elle n’est que l’expression d’une lutte des classes menée contre les travailleurs et travailleuses.

C’est pourquoi, à la veille des vacances de février, la CGT Educ’action appelle tous les personnels de l’Education Nationale à rejoindre les initiatives locales pour maintenir la mobilisation, à soutenir les salarié·es en grève pour leurs retraites, leurs salaires, leurs emplois et leurs conditions de travail, et à se joindre massivement aux manifestations intersyndicales des 7 et 11 février prochains. Face à un gouvernement qui n’entend pas céder, nous devons élever le rapport de force et nous organiser sur la durée, jusqu’à la victoire, quitte à interroger la légitimité du gouvernement Borne s’il persiste dans son aveuglement.

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